Accompagner la vieillesse et le handicap : l’adaptation de la société au vieillissement

Le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement entrera en vigueur au 1er janvier 2016, après son adoption définitive prévue à la fin de l’année. Dans un contexte budgétaire contraint, ce sont 700 millions d’euros par an qui seront alloués aux mesures du projet de loi pour accompagner l’autonomie des personnes âgées. Le 4 juin 2015, Marisol Touraine a par ailleurs lancé le nouveau portail national d’information et d’orientation des personnes âgées, étape importante dans la mise en place du service public d’information en santé.

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Le contexte

L’espérance de vie augmente : plus de 80 ans aujourd’hui en moyenne contre 47 ans en 1900. Et le nombre de personnes âgées va croissant : les plus de 60 ans sont 15 millions aujourd’hui. Ils seront 20 millions en 2030 et près de 24 millions en 2060. Les plus de 75 ans seront 12 millions en 2060, contre 5,7 millions en 2012. Enfin le nombre des plus de 85 ans va quasiment quadrupler, passant de 1,4 million à 4,8 millions en 2050.

Le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement a pour objectif d’organiser cette nouvelle transition démographique avec pour ambition d’offrir aux personnes âgées les moyens de la plus large autonomie. En seconde lecture au Parlement, mi-septembre, le texte devrait être définitivement voté avant la fin 2015 pour une application dès le 1er janvier 2016.

De quoi s’agit-il ?

Les 3 grands enjeux du projet de loi

1. Mobiliser tous les acteurs de la société : véritable révolution, la nouvelle démographie du troisième âge donne naissance à de nouveaux habitus et fait apparaître une nouvelle économie : la silver économie. Celle-ci permet une avancée significative sur le plan sociétal, en renforçant la prévention, en optimisant l’efficience du système de prise en charge de la perte d’autonomie, et in fine en consacrant aux âgés une place centrale dans notre société. Elle est porteuse de croissance et génératrice d’emplois (300 000 créations nettes d’ici à 2020 selon la Dares) autour des besoins et aspirations des aînés. L’ensemble des acteurs économiques, sociaux et sociétaux doit innover en proposant de nouveaux usages, de nouveaux services et des innovations technologiques au regard de l’attente des seniors.

2. Permettre une autonomie de qualité pour les aînés : les aînés demandent des solutions accordées à leurs modes de vie. l’adaptation de l’urbanisme, des moyens de transports et des logements au vieillissement est un enjeu majeur. Les personnes âgées doivent avoir le choix du modèle d’habitat qui leur convient. La revalorisation de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) à domicile va permettre aux aînés de répondre à l’un de leurs voeux les plus chers : vivre chez soi.

3. Conforter les droits et libertés des personnes âgées : sécurité, intégrité physique et morale dans les maisons de retraite, situation d’héritage, autant de situations que le projet de loi veut encadrer pour donner aux aînés plus de justice sociale et de protection.

L’âge, un atout pour la croissance économique et l’emploi

La silver économie désigne l’infrastructure économique et sociale dédiée aux besoins des personnes âgées. Elle concerne les biens et des services relevant notamment des secteurs de la santé, du social, du transport, de l’habitat, des loisirs... C’est une opportunité industrielle et économique pour la France. La relative fragilité et la moindre mobilité des seniors conduit à la mise en place d’infrastructures, de services et de produits adaptés afin de faciliter leur quotidien : aides à domicile, domotique, robotique, technologies pour prévenir les chutes, vêtements intelligents captant des informations biomédicales avec transmission à des centres de secours, bracelets électroniques pour la géolocalisation ou pour suivre au quotidien l’état de santé des personnes âgées...

Toutes ces avancées permettent une amélioration de la qualité et du confort de vie, une participation sociale accrue, et joue sur l’augmentation de l’espérance de vie sans incapacité des aînés.

Le Gouvernement entend mobiliser tous les acteurs – économiques, sociaux et sociétaux – pour que les personnes âgées puissent s’approprier ces nouveaux outils. L’entourage familial, social et médical, les aidants familiaux, le personnel médical, etc., tout le monde doit s’impliquer pour jouer ce rôle.

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publié le 28/10/2015

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