Economie

A cette stabilité politique correspondent une paix sociale, résultant d’accords conclus entre patronat et syndicats (passés en 1937 et renouvelés depuis), et une stabilité économique et monétaire et un franc suisse qui joue toujours, lors des situations de crise, son rôle de monnaie refuge. La Suisse figure dans le groupe de tête des pays développés, grâce en grande partie à la stabilité de son environnement politique et social. La Confédération s’est dotée d’une place financière de première importance. L’Union européenne constitue le "débouché naturel" de la Confédération, par sa proximité géographique et par les achats de biens d’équipement et de biens intermédiaires qu’elle y effectue.

Situation économique et financière de la Suisse (avril 2015)

Le PIB suisse atteignait environ 600 milliards CHF (680 milliards USD) à fin 2013, ce qui faisait du pays la 20e économie mondiale. Le PIB par habitant atteignait 78.000 CHF à fin 2012, mais, du fait du coût de la vie élevé, ne se montait plus qu’à 52.500 USD exprimé en parité de pouvoir d’achat.
L’économie suisse a enregistré une croissance de 2% en 2014, poursuivant sa trajectoire de forte résilience après la crise de 2008-09. Cependant, l’abandon du taux-plancher euro / franc suisse (fixé à 1,20 CHF pour 1 EUR de septembre 2011 à janvier 2015) ainsi que les incertitudes concernant les mesures de mise en oeuvre de l’initiative "contre l’immigration de masse" (visant à instaurer des plafonds et contingents à l’égard des ressortissants de l’UE, en dépit des accords bilatéraux relatifs à la libre circulation des personnes) ont amené les autorités à réviser à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2015, de 2,1% à 0,9% (le FMI table sur sa part sur 0,75%). En matière d’inflation, les autorités envisagent un recul des prix de 1% cette année (et de 1,5% pour le FMI). Le chômage demeure quant à lui à des niveaux faibles, à 4,9% au sens du BIT fin 2014.
Introduit en 2003 afin de lisser le niveau des comptes publics sur un cycle conjoncturel, le frein à l’endettement a permis à la Suisse de limiter sa dette publique. Celle-ci s’élevait à 16,8% du PIB fin 2014 pour la seule Confédération, et à 34,5% pour l’ensemble des administrations publiques (dont 17,6% pour la Confédération) à fin 2013.

Mise à jour : avril 2015

publié le 14/04/2015

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