Favoriser une agriculture responsable et écologique : La protection de la biodiversité

La biodiversité, richesse patrimoniale et moteur économique, est menacée par la surexploitation, la destruction et la fragmentation des habitats, l’introduction d’espèces envahissantes, et les pollutions. Le projet de loi relatif à la biodiversité entend renforcer et renouveler les politiques publiques en faveur de la biodiversité.

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Le contexte

Partout dans le monde, l’état et les perspectives de conservation de la biodiversité restent préoccupants. En 2013, plus de 11 000 espèces animales étaient menacées dans le monde. Une espèce de mammifère sur quatre, un oiseau sur huit et plus d’un amphibien sur trois sont menacés d’extinction, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui présente chaque année sa liste rouge des espèces menacées dans le monde.

Pour préserver la biodiversité, il faut préserver ses capacités d’adaptation. Le changement climatique est, par exemple, à l’origine du déplacement des espèces. On observe que des communautés d’oiseaux se sont déplacées en moyenne chaque année de 2,9 km vers le nord entre 1990 et 2008 (Source : indicateur de l’Observatoire national de la biodiversité 1).

Pendant longtemps, l’action publique s’est concentrée sur une politique de protection de la nature, comme la création d’espaces dédiés ou la protection des espèces. Elle s’est ensuite diversifiée pour prendre en compte des aspects de plus en plus complexes de la biodiversité comme les continuités écologiques, mais elle peut encore parfois donner l’image d’une gestion figée de la biodiversité. L’enjeu est donc de passer de cette perception statique à une vision complète et dynamique de la biodiversité.

Près de quarante ans après la loi de protection de la nature de 1976, et comme il s’y était engagé lors de la conférence environnementale de septembre 2012, le Gouvernement entend renforcer et renouveller les politiques publiques en faveur de la biodiversité.

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publié le 22/12/2014

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