FFFH : « Le meilleur moyen pour véhiculer la culture francophone »

Au cours de la 12e édition du FFFH, du 14 au 18 septembre, à Bienne/Biel, plus de cinquante longs-métrages francophones seront présentés en version originale, la plupart sous-titrés en allemand. De nombreux artistes seront présents pour discuter avec le public, en français et en allemand, à l’issue des projections. L’Ambassade de France a apporté son soutien à l’évènement.
Interview de Christian Kellenberger, co-fondateur et Directeur du FFFH.

Le site du FFFH
Le détail de la programmation
Bonus, à ne surtout pas manquer, l’excellente bande-annonce avec Ariane Ascaride : « J’irais à pied à Bienne s’il le faut ! »

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A quel public s’adresse prioritairement le FFFH ?

La ville de Bienne a une mentalité bilingue : environ 40 % de la population y parle et comprend le français. Aussi, le point primordial est de pouvoir satisfaire notre public à 50% francophone et 50 % germanophone. Pour les germanophones, nous proposons des films plus populaires avec des acteurs et des réalisateurs connus de tous. Pour les francophones, nous présentons aussi des films inédits.
Petit à petit, les germanophones savent que la grande majorité des films sont sous-titrés en allemand. Et tous les débats qui se déroulent après les projections sont traduits simultanément en allemand. C’est pour nous un gros effort, mais c’est le meilleur moyen pour véhiculer la culture francophone.

Quelle est la programmation des films et des interventions ?

Notre programmation, très éclectique, permet de toucher différents publics. Nous avons par exemple une journée des enfants, le mercredi (avec Ma vie de courgette), des films de famille et d’animation le dimanche (Le cœur en braille). Nous présentons plusieurs comédies inédites (Radin !, Paris pieds nus, Cigarettes et chocolat chaud), des thrillers (Pericle il nero, Elle, La Mécanique de l’ombre ou Moka avec Emmanuelle Devos et Nathalie Baye).
Mais le cinéma se veut aussi le miroir de notre société ; il a pour vocation de montrer ce qui se passe autour de nous. Plusieurs films reposent sur des faits vécus ces derniers temps, notamment en France, comme le radicalisme (Le ciel attendra, Made in France), ou encore l’envoi de soldats français dans la guerre en Afghanistan (Voir du pays).
Pour ce qui est de la venue des artistes, nous les appelons les « Talents », notre choix éditorial est d’inviter des artistes qui sont en lien direct avec un film présenté. Ils viennent ainsi réellement pour défendre leur cinéma et une œuvre à laquelle ils ont contribué.
Il faut aussi savoir que parmi la cinquantaine de films présentés, 23 sont des Grandes premières : des films qui ne sont pas encore sortis dans les pays producteurs !

Quelles sont vos ambitions pour le festival ?

Les années précédentes, nous avons enregistré entre 13 000 et 15 000 spectateurs. Cette année, nous n’avons pas reconduit l’événement du Jubilé Bienne Ciel ouvert (projection gratuite en plein air au centre-ville) ; il a été remplacé par des séances gratuites durant la Journée du cinéma. Nous devrions tout de même atteindre près de 14 000 festivaliers en 5 jours.
Notre grand projet désormais est l’extension du Festival à la ville de Berne, prévue pour l’édition 2017. Pendant le FFFH à Bienne, nous proposerons simultanément des films de la sélection biennoise dans une salle de cinéma à Berne. L’idée est d’explorer le potentiel d’envie et d’attente de cinéma français en ville de Berne. Ce projet pilote a déjà été présenté et validé par les autorités cantonales. Il est actuellement en discussion avec la ville de Berne. Quoi qu’il en soit, le cœur du FFFH restera toujours à Bienne.

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publié le 21/09/2016

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