Les Rencontres franco-suisses de coopération universitaire, scientifique et technologique

La coopération universitaire, scientifique et technologique franco-suisse est très décentralisée. Les acteurs étatiques ont pour rôle de garantir un cadre politique le plus libéral et le plus flexible possible pour faciliter les relations. Ils interviennent également pour mettre en relation des acteurs lorsque cela leur semble utile. Les deux gouvernements et les organismes publics se rencontrent tous les deux ans lors des « Rencontres franco-suisses de coopération universitaire, scientifique et
technologique ».

La XIVème Rencontre franco-suisse de Coopération universitaire, scientifique et technologique s’est tenue, le 4 juin 2013, à Genève. Les deux parties se sont félicitées du dynamisme de la coopération franco-suisse et du suivi des recommandations émises lors de la précédente Rencontre.

Cette rencontre a permis d’énoncer sept conclusions visant à renforcer la coopération entre nos deux pays :

- Les parties reconnaissent que les Programmes-cadres européens sont un instrument fondamental de la coopération entre les deux pays. Elles considèrent également que la coopération bilatérale (y compris transfrontalière) est une dimension nécessaire et précieuse pour le développement des relations entre les deux pays dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation. Elles conviennent d’échanger régulièrement des informations sur les initiatives nouvelles ou en cours dans ces domaines ainsi que sur les difficultés qui pourraient freiner le développement de ces relations et de faire leur possible, le cas échéant, pour prendre des mesures appropriées.

- Les deux parties se félicitent de l’accroissement de la mobilité étudiante et de l’augmentation du nombre de formations en partenariat. Elles encouragent les établissements à renforcer leur coopération en utilisant l’éventail des dispositifs de coopération existant.

- Les établissements d’enseignement supérieur et de recherche sont encouragés à promouvoir des structures renforçant le triangle recherche-formation-innovation, comme le Collegium franco-suisse SMYLE. Un intérêt particulier doit être porté au développement de la coopération franco-suisse transfrontalière régionale (région Métropolitaine trinationale du Rhin supérieur, Arc jurassien, Arc lémanique) ; il doit être appuyé conjointement dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

- La coopération bilatérale sur des thématiques scientifiques d’intérêt prioritaire dans chacun des deux pays sera encouragée par des contacts entre les réseaux de recherche thématiques nationaux (par exemple « Alliances thématiques » en France ou « Pôles de recherche nationaux – PRN » en Suisse).

- L’Agence nationale de la recherche (ANR) et le Fonds national suisse pour la recherche scientifique (FNS) poursuivront leur dialogue en vue de conclure un accord de coopération de type Lead Agency (reconnaissance mutuelle des décisions de financement de projets de recherche conjoints par deux agences) dans le cadre de l’Espace européen de la recherche (Accord finalisé à l’automne 2013).

- BPI-France et la Commission pour la technologie et l’innovation (CTI) renforceront leur dialogue pour développer la valorisation des recherches communes et imaginer la mise en place d’instruments adaptés.

- Concernant la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord franco-suisse du 10 septembre 2008 sur la reconnaissance des diplômes, les instances concernées exerceront une veille permettant d’identifier les difficultés éventuelles et réuniront en tant que de besoins les experts compétents.

publié le 07/10/2014

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