Panorama de la coopération universitaire franco-suisse

Relations bilatérales
Relations multilatérales

Relations bilatérales

A l’instar des centres de recherche, les établissements d’enseignement supérieur privilégient les relations directes, portant sur des sujets spécifiques. On dénombre aujourd’hui plusieurs centaines d’accords entre les établissements d’enseignement supérieur des deux pays, dont les accords-cadres suivants :

- la convention de l’Université du Rhin supérieur ou réseau Eucor (Europäische Konföderation der Oberrhein), réunissant les Universités de Bâle, de Fribourg, de Karlsruhe, de Haute-Alsace et de Strasbourg,
- la convention-cadre entre le Conseil des écoles polytechniques fédérales et la Conférence des Grandes Ecoles (CGE),
- l’accord de Nice, attestant de la reconnaissance des études accomplies dans les hautes écoles des deux pays ; initialement conclu en 1994 par les conférences des recteurs des universités de France (CPU) et de Suisse (à l’époque CRUS, aujourd’hui Swissuniversities, Conférence des recteurs des hautes écoles suisses), a été renouvelé et élargi, en 2008, aux hautes écoles spécialisées et aux hautes écoles pédagogiques (pour la Suisse) et aux écoles d’ingénieurs (pour la France).

Les deux pays disposent également de cycles intégrés conjoints pour lesquels établissement français et suisses coopèrent.

Flux d’étudiants et d’enseignants

* Au cours de l’année universitaire 2010/2011, 2055 étudiants suisses sont venus étudier en France. Ils représentaient 3,1 % des étudiants européens et 0,7 % des étudiants étrangers présents dans les établissements d’enseignement supérieur français.

En France, les étudiants suisses sont inscrits majoritairement en licence (66 %) et en master (27 %), les effectifs en doctorat sont réduits (7 %). Les Suisses privilégient les sciences économiques et sociales, le droit et les sciences politiques.En ce qui concerne les flux ERASMUS, la France, avec 322 étudiants suisses, est le 2ème partenaire de la Suisse, après l’Allemagne. Le nombre d’étudiants français qui se sont rendus en Suisse par le programme ERASMUS a augmenté de 241 à 290 au cours des trois dernières années universitaires. Au cours de l’année universitaire 2010/2011, on a dénombré 5221 Français ayant suivi des études supérieures en Suisse. Ils représentaient 14% des étudiants étrangers en Suisse. A ce titre, la Suisse est devenue, en 2010, la 3ème destination des étudiants français, derrière le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

En Suisse, les étudiants français sont inscrits pour 50 % en licence, 25 % en master et 25 % en doctorat. Ils privilégient les sciences exactes et techniques.

Outre cette asymétrie dans les domaines d’études, on observe également une attirance plus marquée des étudiants français pour la Suisse romande (région francophone). Toutefois, au vu de la généralisation de l’anglais comme langue d’enseignement au niveau master et de communication pour les échanges étudiants, cette différence pourrait s’estomper dans les années à venir.

* Concernant la mobilité enseignante, les effectifs d’enseignants-chercheurs suisses sont limités en France, alors que les enseignants-chercheurs français sont nombreux en Suisse, en particulier en Suisse romande. Cette mobilité française en Suisse concerne principalement les sciences exactes.

En 2010, les hautes écoles supérieures suisses comptaient plus de 1600 enseignants français, alors que seulement 150 à 200 Suisses travaillaient dans le système d’enseignement supérieur et de recherche français.

Programme bilatéral de cotutelles de thèses

Depuis 1996, il existe, entre les Universités suisses et françaises, un programme de cotutelles de thèses. Ce programme est géré, du côté suisse, par la Conférence des recteurs des hautes écoles suisses (Swissuniversities) et, du côté français, par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il permet à un doctorant suisse ou français d’obtenir une codirection de thèse et de disposer d’une bourse versée, en Suisse, par le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) ou, en France, par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Pour les étudiants préalablement inscrits en Suisse (suisses ou étrangers titulaires du permis B, C ou G) l’organisme de référence est Swissuniversities.

- Lien vers le site de Swissuniversities – informations, procédures et documents pour une inscription en cotutelle

Pour les étudiants préalablement inscrits en France, il convient de s’adresser à l’Ecole doctorale appartenant à l’établissement d’enseignement supérieur fréquenté, pour toute question relative à une demande de cotutelle de thèse.

Relations multilatérales / Réseau tripartite Eucor

En 1989, les cinq universités du Rhin supérieur, à savoir les Universités de Bâle, de Fribourg, de Karlsruhe, de Haute-Alsace et de Strasbourg, ont constitué un réseau universitaire trinational : la Confédération Européenne des Universités du Rhin supérieur (Eucor – Europäische Konföderation der Oberrhein).

Ce réseau a pour mission de favoriser la mobilité étudiante et de faciliter et renforcer les coopérations dans le domaine de l’enseignement et de la recherche.

Sous l’égide d’Eucor, des projets trinationaux de nature variée ont été mis en œuvre.

Cursus de formation et projets de recherche communs

Un cursus commun en biotechnologie – ESBS – se déroule à l’Ecole supérieure de biotechnologie de Strasbourg en partenariat avec les Universités de Bâle, de Fribourg et de Karlsruhe. Le diplôme délivré à l’issue de ces études est reconnu par les trois pays.

European Course in Pharmaceutical Medicine (ECPM) est un programme de formation continue des facultés de médecine des Universités de Bâle, de Fribourg et de Strasbourg en coopération avec l’industrie chimique régionale.

Le réseau trinational en neurosciences Neurex regroupe des chercheurs des Universités de Bâle, de Fribourg et de Strasbourg. Outre l’échange d’informations et l’existence d’un site internet commun, Neurex entretient un réseau de formation et de recherche.

Le réseau de compétence en études scandinaves, regroupant les départements d’études scandinaves des Universités de Bâle, de Fribourg et de Strasbourg propose des séminaires communs et des modules e-learning, en coopération avec l’Université de Tübingen.

Eucor-URGENT (Upper Rhin Graben Evolution and Neotectonics) est un programme de recherche et d’études multidisciplinaire dans les sciences de la terre. Ce programme soutenu par les instituts de géologie, de géophysique et de pétrologie des Universités de Bâle, de Fribourg, de Karlsruhe et de Strasbourg est associé à de nombreux partenaires européens.

Eucor Environnement est une équipe pluridisciplinaire composée d’enseignants de toutes les Universités Eucor, organisant tous les deux ans une université trinationale en sciences de l’environnement.

Le Centre européen du Cancer (European Cancer Center EuCC) est une organisation multicentrique et interdisciplinaire créée en 1992 par les services d’hématologie, d’oncologie et des instituts de recherche fondamentale en cancérologie des Universités de Fribourg, de Bâle et de Strasbourg.

Le groupe de recherche trinational « Membrane Proteins and Biological Membranes » est une initiative commune des Universités de Fribourg, de Bâle et de Strasbourg offrant à la fois un programme de recherche et d’enseignement en chimie, en médecine et en sciences de la vie et des modules dans des nouvelles technologies. Il comprend environ 30 doctorants qui travaillent sur ce domaine dans chaque site.

Groupes de recherche permanents

Le Collège Beatus Rhenanus – une association des instituts des sciences de l’Antiquité, des Universités de Bâle, de Fribourg, de Haute-Alsace et de Strasbourg – se consacre principalement à l’histoire romaine et à l’archéologie provinciale romaine (fouilles communes sur le site de Biesheim en Alsace).

BACCHUS est un réseau transfrontalier de recherche et de transfert des connaissances pour une viticulture durable.

Les bibliothèques des Universités du réseau Eucor collaborent régulièrement pour des expositions et des publications communes.

Cycles intégrés

On dénombre actuellement 6 cycles intégrés pour lesquels coopèrent des établissements français et
suisses dans le cadre du réseau Eucor.

Le Service de Coopération s’attache à promouvoir le rapprochement des établissements d’enseignement supérieur de Fribourg, de Berne et de Bâle dans l’Université franco-allemande, en liaison avec le réseau Eucor.

publié le 13/08/2015

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