Politique extérieure

La Confédération suisse est gouvernée par le principe de neutralité. La Suisse est membre fondateur de l’Association européenne de libre-échange (AELE), instituée en 1960. En décembre 1992, l’adhésion de la Suisse à l’Espace Economique Européen a été rejetée par référendum, la double majorité (population et cantons) nécessaire pour l’adhésion de la Suisse à des organisations internationales n’ayant pas été obtenue. Aussi l’approche des accords sectoriels a-t-elle été privilégiée dès 1994, dans le cadre de négociations bilatérales entre la Confédération et l’Union européenne. Sept accords sectoriels (libre circulation des personnes, transport aérien, transport terrestre, agriculture, marchés publics, obstacles techniques au commerce et recherche), dits négociations « bilatérales I » signés à Luxembourg le 21 juin 1999 et entrés en vigueur le 1er juin 2002, complètent l’accord de libre échange conclu en 1972 entre l’AELE et la CEE. Le 19 mai 2004, la Suisse et l’Union européenne ont conclu les négociations « bilatérales II », qui prévoient notamment l’association de la Suisse aux accords de Schengen (frontières) et de Dublin (asile), le renforcement de la lutte contre le terrorisme, l’évasion en matière de fiscalité indirecte et le blanchiment. Les accords ont été approuvés par le Parlement suisse fin 2004. Deux référendums d’initiative populaire concernant respectivement l’accord relatif à l’association de la Suisse à l’acquis de Schengen/Dublin (le 5 juin 2005) et l’extension de l’accord sur la libre circulation des personnes aux dix nouveaux Etats membres de l’UE (le 25 septembre 2005) ont eu un résultat nettement positif.

Par votation populaire du 3 mars 2002, la Suisse s’est prononcée en faveur de son adhésion à l’ONU, dont elle est devenue le 190ème Etat membre, le 10 septembre 2002. La Suisse, qui était le seul Etat avec le Vatican à ne pas avoir adhéré à l’ONU, était toutefois déjà membre de toutes les institutions spécialisées et contribuait déjà au budget des Nations Unies. Dans ce nouveau contexte, les priorités suisses concernent les questions humanitaires, le développement du droit international et la promotion de la paix.

Mise à jour : 28.02.08

publié le 12/04/2010

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